PARCOURS DE JEUNES

Pour respecter l'anonymat des personnes les parcours ci-dessous ont été reconstruis avec des noms, lieux ,âges et détails fictifs

 
Damien, 21 ans
Titulaire d’un bac professionnel comptabilité, j'occupe depuis 7 mois un poste  d’aide comptable en CDI dans une entreprise de transport. Avec le temps, ce métier ne me motive plus. Titulaire d’un BAFA, j'ai encadré, lors de ma scolarité, des colonies de vacances qui accueillaient de jeunes adolescents issus de quartiers difficiles et c'est dans ce domaine que je voulais me réorienter.  C'est en parlant avec un collègue de mes préoccupations qu'il m'a conseillé de prendre contact avec la Mission Locale. J'ai réalisé que je pouvais réfléchir à une réorientation tout en poursuivant mon activité. 
Dès lors les choses se sont mises en route assez rapidement. Mes recherches documentaires et démarches encadrées par mon conseiller m'ont permis de valider mon projet: devenir éducateur spécialisé. J'ai été mis en relation avec un éducateur qui m'a parlé de son métier puis j'ai  pris contact avec des structures éducatives pour le pré-stage, mesure spécifique à ce domaine permettant de bénéficier d’un contrat de travail d’un an tout en préparant le concours d’entrée en école d’éducateur. Avec le recul je m'aperçois que l’accompagnement Mission Locale  m'a aidé à organiser mes recherches, à argumenter mes demandes et à préparer mes entretiens. J'ai ainsi pu obtenir une réponse positive d’un centre éducatif pour un pré-stage d’un an en milieu éducatif et négocié le départ de mon poste d’aide comptable. Je suis content. J'ai  même fait avec mon conseiller les démarches d'inscription au CNED pour me permettre de suivre une  formation à distance en vue de préparer le concours d’entrée en école d’éducateur et m’inscrire dans différentes écoles. C'est ce qui m'a permis de réussir  le concours à Reims.
Aujourd’hui je suis est en 2e année de formation ( financée), avec une promesse d’embauche si j'obtiens mon diplôme. Merci à la mission locale pour son aide.  Mon conseiller m'a permis d'y voir plus clair, de me dire les étapes à franchir et de m'accompagner pour chacune d'elle.

Marie, 20 ans
Titulaire  d'un BEP vente action marchande et d'une 1ère année de Bac Pro commerce, j'ai arrêté ma scolarité. J'avais envie de tenter le concours d’entrée en Police ou Gendarmerie. Les circonstances ont fait que j'ai saisi un emploi de vendeuse à temps partiel en CDI (quelques heures/semaine) dans un petit commerce de vêtements pendant 1 an, mais le commerce a cessé son activité  et la mienne avec.
C'est une affiche de la Mission Locale informant les jeunes de la mise en place d’une action pour préparer aux métiers des corps d’Armée qui m'a décidée de revenir à mon souhait de départ. La conseillère qui m'a reçue m'a expliqué l’action : une préparation théorique (entrainement et préparation de tests, mise en situation), des interventions des corps d’Armée , du sport  (y compris de la natation avec validation du brevet de 50 m) afin d’être prêt pour les épreuves sportives. Idéal pour moi, je me suis tout de suite positionnée ce d'autant que l’action permettait en plus d’être aidée dans la constitution des dossiers administratifs. Je me suis lancée. On vous met en confiance, on sait où l'on va, on se sent suivi. Après avoir obtenu des résultats positifs aux tests de  recrutement dans la gendarmerie, j'ai intégré l’école de Gendarmerie pour 2 mois de formation. Affectée dans une brigade du département de l’Oise je suis gendarme adjoint.
Sans cette action mise en place par la mission locale je ne sais pas où je serais aujourd'hui. J'ai pu confirmer mon projet et de me présenter au recrutement dans de très bonnes conditions, je pense que cela a beaucoup joué dans ma réussite.        

Séverine  21 ans
j'ai arrêté mes études en juin 2003 après un échec au BEP secrétariat. Je me suis inscrite  dans les agences intérimaires avec l’espoir de trouver rapidement un premier emploi. Mais le temps s’écoule et malgré des contacts réguliers avec les agences, je n’obtiens aucune mission. Je me suis alors déplacée  directement dans des  entreprises  pour déposer mon CV expliquant que je souhaitais travailler même en manutention s'il le fallait. Mais j'ai eu peu de réponses et toutes étaient négatives. Découragée, je ne savais plus quoi faire. C'est une amie qui m'a parlé de la Mission Locale me conseillant de m'y rendre afin d’être aidée. Je parlais de trouver un emploi mais en fait je ne savais pas lequel. Je me suis rendue compte qu'il fallait avant de proposer un cv, avoir un projet professionnel précis. On m'a proposé une formation de 3 mois pour réfléchir sur mes centres d’intérêt et découvrir des métiers lors de périodes en entreprise. C'est par le biais de cette action que j'ai fait le choix de m’orienter vers les métiers de la restauration. J'ai profité d’un recrutement de personnel dans un établissement de restauration rapide pour postuler. Embauchée en tant qu’équipière polyvalente de restauration en CDI temps partiel je suis une formation interne à l’entreprise pour évoluer vers un temps plein.  Même en emploi, l'accompagnement de la mission locale ne s'est pas arrêté puisque c'est ma conseillère qui m'a aidée à trouver un logement meublé et à faire les dossiers pour bénéficier des aides au logement. Je voulais aller trop vite, j'avais besoin d'être accompagnée. Maintenant je me sens autonome, d'ailleurs je suis même entrain de passer mon permis de conduire.

Jérémy, 23 ans.
J'ai quitté l'école en milieu de classe de 3e générale. Cette situation a créé des tensions avec mes parents. Depuis longtemps je voulais devenir maçon.  Le travail manuel c'est plus mon truc. Mon  problème c'est que je n'avais aucune connaissance du marché du travail, ni des entreprises, ni des démarches à effectuer. En fait j'étais un peu perdu. C'est ma mère qui s'est adressée  à la Mission Locle décidant de prendre rendez-vous avec un conseiller pour moi. On m'a proposé de signer un contrat d’accompagnement CIVIS (Contrat d’Insertion dans la Vie Sociale) afin d’engager des démarches actives pour un parcours vers l'insertion professionnelle durable. J'ai dit oui et ai même  pu  bénéficier d’une allocation pour couvrir quelques frais notamment les déplacements pour me rendre à la Mission Locale. Je me suis rendu compte que pour être maçon il fallait un minimum d'expérience et de formation.  Avec son conseiller, j'ai réussi à être embauché pour 6 mois en CAE Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi ,  sur un chantier bâtiment dans une collectivité. Cette expérience m'a permis de confirmer mon choix de métier. Parallèlement  au CAE  j'ai suivi une formation  pratique en maçonnerie afin d’être initié aux techniques de base. Remotivé j'étais d'accord pour retourner en formation pour me qualifier.  La mission locale m'a prescrit des tests à passer dans un centre de formation pour rentrer en formation qualifiante maçonnerie. Retenu, j'ai suivi ma formation pendant 8 mois et obtenu le  CAP. Pour avoir plus de chance de trouver du travail mon conseiller mission locale a obtenu le financement de mon permis de conduire, que j'ai réussi. Aujourd'hui je suis embauché en CDI en tant que maçon dans une entreprise générale de bâtiment en CD. 
Si j'avais un conseil à donner à d'autres jeunes, ce serait n'attendez pas allez tout de suite à la mission locale plutôt que de tourner en rond ou de prendre ce qui vient sans penser à l'avenir. 

Cyril, 24 ans
Depuis l’âge de 18 ans je galère. Hébergé par des amis, ou en foyers d’accueil je suis arrivé sur le secteur dans un Centre d’Accueil d’urgence. C'est ce Centre, partenaire de la Mission Locale, qui m'a demandé de rencontrer un conseiller. J'ai quitté la scolarité à 16 ans en classe de SEGPA, mis à part quelques « petits boulots' je n'ai  pas d’expérience professionnelle. Attiré par 
l’industrie j'ai jamais pu me consacrer à mon avenir professionnel trop occupé à trouver des solutions à mes difficultés personnelles. Les problèmes je les cumulais  (logement, santé, familial). La Mission Locale m'a alors proposé un accompagnement appelé ASI appui social individualisé. Le conseiller venait me voir au  centre d’hébergement, j'avais mes rendez-vous sur place parce que je ne pouvais pas me déplacer. Pour certaines démarches on les a faites  ensemble en se déplaçant dans les organismes. (Inscription ASSEDIC, dossier CMU auprès de la sécurité sociale, prise de rendez-vous auprès d’un médecin,  Mairie pour les papiers administratifs,…)
Petit à petit mes principaux problèmes se sont résolus. J'ai alors pu me m'occuper de mon orientation et des questions de formation et de métiers. Après une action de découverte de métier, j'ai pu confirmer mon choix d'exercer  un métier en industrie. Les choses se sont alors vite accélérées : formation qualifiante, obtention de mon  CAP conduite de systèmes industriels , mise en relation sur un contrat d'une mission intérimaire de 6mois en industrie, et passage du permis de conduire.
Depuis juin 2008 je suis embauché en CDI dans une entreprise industrielle en agroalimentaire en qualité d'opérateur sur machine et suis locataire d’un studio.
J’ai dû fournir de gros efforts en formation pour pouvoir me qualifier, mon conseiller m’a bien aidé et sans cette qualification, sans l’accompagnement, je ne serais certainement encore dans mes problèmes»

Hugo, 23 ans
Moi j'ai quitté mes études en fin de classe de 1er scientifique au lycée. Mon rêve : intégrer la Marine Nationale. J'aime l’ordre, la discipline et je suis plutôt  sportif. Après un job d’été de 2 mois dans une grande surface j'ai pris contact avec le bureau régional de recrutement de la Marine Nationale. On m'a donné
quelques premiers renseignements et on m'a demandé de prendre contact avec sa Mission Locale pour travailler mon  projet avec un conseiller.
A  la Mission Locale, j'ai eu  de la documentation sur les carrières au sein de la Marine Nationale (filières, recrutement, conditions..) et ai suivi  un accompagnement avec un conseiller. Cela m'a permis de valider et confirmer mon projet. J'ai opté pour le recrutement de la Marine dans le cadre du contrat initial de courte durée (EICD). Puis mon conseiller m'a orienté vers une action de formation de préparation aux  tests de recrutement. Dans le même temps il m'a aidé à constituer le dossier administratif de candidature et m'a fait passer les premiers tests de niveau scolaire obligatoires dans le dossier de candidature ainsi qu'un bilan de santé afin de vérifier  mes aptitudes au métier. La Mission Locale s'est occupée de tout l'administratif avec le centre de recrutement. J'ai réussi mon recrutement. J'occupe maintenant un poste en sécurité des aéronefs sur un porte-avions de la base de la Marine Nationale à Toulon pour une durée de 2 ans. Si je veux ensuite je pourrais postuler pour une carrière de sous-officier. C'est super, la mission locale m'a même aidé pour mon premier mois d'activité en m'accordant une aide financière pour assurer mes frais avant de percevoir mon premier salaire.  

Hélène, 22 ans
Mon  BTS assistante PMI/PME en poche j'ai effectué un remplacement de secrétaire pendant 3 mois dans une entreprise d’assurances puis plus rien. 7 mois de chômage avant d'être orientée vers la Mission Locale par l’ANPE dans le cadre d’une prestation d’accompagnement personnalisé (PPAE) pour optimiser mes chances d’accéder à l’emploi.
Une fois par mois minimum, j'ai rencontré ma conseillère Mission Locale, avec qui je travaillais à ma recherche d’emploi (CV, lettre de motivation, préparation à l’entretien d’embauche, consultation des offres d’emploi,…)on a tout revu. J'avais un BTS mais je connaissais peu les entreprises du secteur, ma conseillère m'a inscrite sur  un atelier « connaissance du bassin d’emploi » mené par la Mission Locale pour des petits groupes de jeunes  afin de les aider à repérer et mieux connaître les entreprises du territoire. Dans cet atelier j'ai rencontré d’autres jeunes, je me suis  remotivée et j'ai appris à mieux organiser mes démarches. En complément des entretiens, la conseillère d’Hélène me contactait régulièrement par téléphone pour me proposer des offres d’emploi. C'est comme cela que j'ai obtenu une offre d’emploi pour une association, qui recherchait une assistance administrative avec des notions en comptabilité pour un poste en CDI. La veille de l’entretien d’embauche la conseillère m'a préparée à l’entretien.  J'ai été retenue. Après une période d’essai de 2 mois concluante, je suis passée en CDI temps plein ceci depuis Mars 2008.

Romuald, 18 ans
L’école je l'ai arrêté à 16 ans  en 4e technologie. Je voulais  travailler avoir un métier, avoir un salaire et être autonome. Mon problème c'est que je voulais bien faire n'importe quoi, en fait je n'avais pas d'idée. C'est  par des copains, que j'ai connu  la Mission Locale.  Au départ je ne voyais pas comment ils pouvaient m'aider. Je m'y suis rend deux fois mais je n'osais pas  me lancer et prendre  rendez-vous. Finalement je suis resté un moment comme cela, sans rien faire. C'est mon père, inquiet pour mon avenir qui m'a poussé à y retourner pour me renseigner.
J'ai fais le point avec une conseillère, je lui ai parlé de mon parcours scolaire, de ce que j'aimais, si j'avais  des idées de métiers. Comme je ne savais pas vraiment ce que j'aimerais, j'ai accepté de suivre une formation pour  découvrir des métiers. J'ai alors découvert différents métiers,  fait des stages en entreprise dans différents domaines, visité des entreprises, travaillé  mes connaissances générales mais pas comme à l'école.Pour finir je me suis découvert des goûts pour la restauration.
Puis j'ai signé un contrat d'engagement pour être suivi dans  le CIVIS ( Contrat d’Insertion dans la Vie Sociale ). Repéré durant un de mes stages en entreprise, on m'a proposé un contrat d’apprentissage de 2 ans que j'ai bien évidemment accepté. Je n'y croyais pas.  
Dans le cadre de mon contrat d'apprentissage je prépare le CAP cuisinier dans un CFA,  ça me convient bien, on passe beaucoup de temps chez l’employeur à pratiquer le métier et à l’apprendre. La formation c’est seulement 1 semaine par mois, mais je sais de toute façon qu’il me faut un diplôme pour pouvoir devenir un professionnel. 
Je vais  au CFA par le train.  Peu habitué au départ à m'organiser pour me déplacer, ma conseillère  Mission Locale m'a aidé à consulter les horaires pour définir le trajet jusqu’au CFA et à souscrire un abonnement SNCF. Maintenant  je suis ce que je voulais : quelqu'un d'autonome. 

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A voir aussi :
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